Un article scientifique de fin 2018 a secoué l’approche de l’arthrose en proposant que les injections de Plasma Riche en Plaquettes, ou PRP, soient la première option d’injection contre l’arthrose du genou.
L’auteur voulait souligner que le PRP était efficace et sécuritaire contre l’arthrose, et bien qu’efficace à tous les stades, il est encore plus efficace lorsque l’arthrose débute. Ceci est vrai également pour la viscosuppléance. Il est évidemment plus facile de soulager un petit problème qu’un gros problème! Mais qu’est-ce que le PRP et comment peut-il agir dans l’arthrose?
Tout d’abord, il est important de savoir qu’il existe plusieurs types de PRP. Juste à la clinique, nous pouvons produire 4 variations du PRP afin de s’adapter aux différents problèmes articulaires, tendineux ou ligamentaires. Pour l’arthrose, nous optons pour un PRP avec une concentration de globules blancs abaissée. Une petite quantité de sang est prélevé du patient puis est centrifugé dans un tube spécial qui permet de recueillir la composition voulue de cellules.
Après une anesthésie locale de la peau, le PRP est injecté dans l’articulation sous guidage échographique. Nous sommes donc certains qu’il va agir au bon endroit. C’est un processus rapide. 70% des facteurs de croissance contenus dans les plaquettes seront sécrétés dans les premières 10 minutes. Ils stimulent les chondrocytes et inhibent les cellules pro-inflammatoire qui tentent de le dégrader.
L’effet du PRP se fait habituellement ressentir après un mois et peut soulager jusqu’à un an, parfois plus, parfois moins, tout dépendant de votre niveau d’arthrose et d’activité.
On demande une période de repos de 2 à 3 jours après l’injection et d’éviter la glace et les anti-inflammatoires pour 2 semaines après l’injection afin de ne pas nuire à l’action des plaquettes.